DUTCH STATEMENT OF CONFESSION
at the occasion of the 3rd Europe-Africa Reconciliation Conference, Libreville, Gabon,
July 2007, responding to the Berlin-Congo Conference 1885-'85.
We, as Christian representatives of the Kingdom of the Netherlands,
supported by the Dutch prayer movement and commended by the Dutch Evangelical
Alliance, acknowledge and confess,
- That we, from the mid 17th century, introduced in South Africa the SLAVE
TRADE as well as SLAVERY.
- That we modelled APARTHEID. By this we created the lie that white people
were superior to others. This resulted in a lack of respect for African people,
for their intelligence and their culture, thus robbing them of their dignity.
- That we, during the 17th and 18th century, exported many, many Africans as
slaves from your very coasts to the Americas.
- That at the time of the Berlin Conference, Dutch merchants, with almost
50 trading stations, were the most powerful commercial presence around the mouth
of the Congo river. For their trading purposes they demanded such goods from the
Africans that the local agriculture and trading infrastructures were crushed,
causing immense suffering.
- That we, at the Berlin conference, did not support an English proposal to
discuss the humanitarian aspects of the European presence in Africa, out of an
attitude of contempt for the Africans, and to safeguard our commercial interests.
- That in certain areas of Dutch, European and international diplomacy the
attitude of imperialism still pervades.
Lastly, it is terrible that only now, more than a century after colonization
and more than half a century after your independence, we at last come to
acknowledge the wickedness of our ways. And even now there is only a limited
national support.
We confess these sins to God, and to you, representatives from Africa, and we
ask for your forgiveness.
CONFESSION NEERLANDAISE
á l'occasion de la Conférence de Reconciliation Europe-Afrique, Libreville,
2007, repondent á la Conférence Berlin-Congo 1884-'85.
En tant que chrétiens représentants du Royaume des Pays-Bas, soutenus par le
mouvement néerlandais de prière, le Coalition de Reconciliation néerlandaise
et commendé par l'Alliance Evangélique néerlandaise, reconnaissons et confessons:
- Que nous, à partir du milieu du 17ième siècle, avons introduit en Afrique du
Sud le COMMERCE DES ESCLAVES aussi bien que l'ESCLAVAGE.
- Que, pendant le 17ième et 18ième siècle, nous avons exporté beaucoup, vraiment
beaucoup d'Africains de vos propres côtes comme esclaves en Amérique.
- Que nous avons donné naissance à l'APARTHEID. Par cela nous avons façonné
le mensonge que les blancs étaient supérieurs aux autres. Cela a eu comme
résultat le manque de respect pour le peuple africain, pour leur intelligence
et leur culture, et par cela nous leur avons ravi leur dignité.
- Qu'à l'époque de la Conférence de Berlin, les commerçants néerlandais, avec
presque 50 bases de commerce, étaient la présence commerciale la plus puissante
autour et au nord de l'embouchure du fleuve Congo. Pour leurs objectifs
commerciaux, ils exigeaient aux Africains de produire des biens de leurs
intérêts, au détriment de l'agriculture et des infrastructures de commerces
locaux, causant ainsi d'immenses souffrances aux populations locales.
- Que nous, à la Conférence de Berlin, n'avons pas accepté une proposition
anglaise de discuter des aspects humanitaires de la présence européenne en
Afrique, sur base d'une attitude de mépris pour les Africains, et pour protéger
nos intérêts commerciaux.
- Que dans certains domaines de la diplomatie néerlandaise, européenne et
internationale, l'attitude d'impérialisme reste encore présente.
Pour finir, c'est terrible que c'est seulement maintenant, plus d'un siècle
après la colonisation et plus d'un demi-siècle après votre indépendance, que
nous reconnaissons finalement la perversion de nos voies, et que même à présent
peu de gens seulement aux Pays-Bas soutiennent cette initiative.
Nous confessons ces péchés à Dieu, et à vous, représentants de l'Afrique et
vous prions de nous pardonner.